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Fraîchement débarquée à Paris pour enquêter sur les menaces qui pèsent sur Minette, créatrice de mode reconnue, Nancy Drew se fait engager incognito en tant qu’assistante dans son atelier de couture. L’occasion pour elle de mener ses investigations en toute discrétion et de découvrir les rouages du monde impitoyable de la mode. Mais pour progresser, il lui faudra avant tout remplir les tâches que lui attribuera la créatrice excentrique. Du développement de photos à la préparation de cookies pour les top modèles, Nancy aura fort à faire, et devra gérer malicieusement son emploi du temps pour résoudre toutes les énigmes liées à son enquête.
Vous l’aurez deviné, ce troisième épisode français des aventures de la jeune détective s’inclut, plus encore que les deux volets précédents, dans un univers aux aspérités très féminines. Conséquence directe de cette orientation, les activités proposées sont moins susceptibles d’intéresser les hommes, chose que l’on ressentait nettement moins dans la Malédiction du manoir de Blackmoor. L’ambiance y est en effet plus légère, plus rose bonbon, et s’éloigne quelque peu de la noirceur encore palpable de l’épisode précédemment cité. Un choix qui semble s’inscrire dans une volonté d’attirer toujours plus d’adolescentes.
Très classique dans son déroulement, Danger au cœur de la mode reprend une interface très basique du style aventure, en point’n click, tout comme la réalisation générale qui n’a pas vraiment évoluée et qui reste relativement vétuste. Il apparaît donc clairement que la technique n’a pas été l’occupation principale des développeurs, l’essentiel du travail a plutôt été fourni dans la création d’une multitude d’activités annexes – et pas toujours bien pensées - dont on ne perçoit pas forcément l’utilité mais qui contribuent somme toute à rendre l’aventure plus sympathique. Il est cependant amusant de constater les subtilités qui différencie Nancy Drew d’un autre jeu d’aventure typique. D’une part, ce sont les dialogues et la manière de poser les questions ou d’y répondre qui diffèrent, souvent portées sur l’état moral des personnages, les relations ou les tenues vestimentaires. Tout comme l’humour, qui semble mieux fonctionner auprès de ma sœur que de moi. D’autre part, l’essentiel de nos actions s’éloigne clairement de la résolution pure et dure d’énigmes à la Baphomet ou à la Syberia. Ici, on aura davantage de chance de sous-tirer des informations vitales en préparant un thé qu’en activant un mécanisme complexe nécessitant la combinaisons de plusieurs indices. |
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