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Cet « autre chose » n’aura pourtant pas convaincu, à commencer par le créateur anglais lui-même. Preuve en est, la nouvelle direction prise par Broken Sword 4 qui reprend le gameplay des deux premiers volets mais dans un univers 3Disé. Ce petit retour aux sources démontre bien que le point’n click n’est peut-être pas aussi désuet qu’il en a l’air.
Concrètement, ce quatrième épisode est meilleur que son prédécesseur. Nettement plus captivant et délester de phases d’action inutiles, le titre renoue complètement avec le jeu d’aventure traditionnel. Quelques petites nouveautés ici et là viennent heureusement rafraîchir la machine : désormais les personnages vous suivent du regard, épiant vos moindres faits et gestes. En gros cela signifie qu’il sera parfois nécessaire d’échapper à l’angle de vision d’un protagoniste pour actionner un mécanisme. L’inventaire a lui aussi subi un petit lifting, surtout en terme d’ergonomie, avec l’ajout du PDA. Ce nouvel outil est un couteau-suisse multimédia qui permet de téléphoner, de consulter ses notes, d’accéder à des ordinateurs et, cerise sur la gâteau, de faire des recherches très précises grâce à l’encyclopédie intégrée. Une excellente initiative qui amplifie la vocation culturelle de la série et permet au joueur de mieux aborder l’intrigue et les énigmes. A cet égard, l’histoire de Broken Sword 4 est très certainement l’aspect le plus réussi du jeu, avec cette impression constante de déjouer une grande conspiration.
Malheureusement, le titre de Cecil souffre de nombreuses incohérences et d’une difficulté parfois mal dosée. Techniquement déjà, le jeu est à peine plus élaboré que le précédent – les décors sont très pauvres et manquent de luminosité. Autre point choquant, les lèvres des personnages ne bougent pas pendant les dialogues – heureusement que les doublages sont toujours aussi bons – un comble pour un jeu basé avant tout sur les conversations. Enfin, on notera des problèmes de déplacement essentiellement liés aux problèmes de caméra et de 3D. A trop vouloir « cinématographiser » son jeu, Cecil le rend moins jouable. |
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