Espace Emulation, le site d'emulation qui a du chien ! Magazine Jeux Vidéo Emulation Gamemaking AstuSoluces Forums Forums Espace Emulation, le site d'emulation qui a du chien ! Magazine Jeux Vidéo Emulation Gamemaking AstuSoluces Forums Forums
Test > PC
-
Test
Made Man
-
Derrick est un gros naze
-
- Depuis quelques années, le thème des gangsters est devenu un leitmotiv de premier ordre dans les jeux-vidéo. Tant et si bien qu’il ne se passe pas un mois sans qu’un jeu en fasse son sujet principal. L’intéressé de ce numéro est ici MadeMan, disponible depuis novembre dernier, dont l’ambition est de nous faire vivre l’ascension d’un homme de main au sein d’une Famille New-Yorkaise. Sans être très original, on pensait que l’investigation journalistique de l’intrigue pourrait faire la différence. Grossière erreur…

par Zack | 08.03.08
-
Plutôt que d’adapter un énième film de mafioso, les développeurs de MadeMan ont préféré s’appuyer sur un scénario original, écrit par David Fisher – journaliste et auteur d’une cinquantaine d’ouvrages traitant du sujet – en collaboration avec Bill Bonnano, un ancien mafieux. Autrement dit, il y a pire comme casting d’écriture. Mais cela prouve surtout la volonté, de la part des concepteurs, de proposer une aventure réaliste, basée en majeure partie sur de véritables souvenirs. Concrètement cela se traduit par un cheminement très classique : l’ascension d’un simple américain d’origine italienne qui se voit intégrer une Famille New-Yorkaise après avoir sauvé l’un des membres durant la guerre du Vietnam. Là où MadeMan se démarque de la plupart de ses concurrents c’est dans sa narration, composée d’une voix off qui détaille chacune des missions, et dans son déroulement fait de flashbacks. A cela s’ajoute la notion de temps avec une histoire qui traverse trois grandes décennies : les années 60, 70 et 80. Bref, tout ce contexte est propice à créer un excellent background, la matière est là et les auteurs aussi. Et pourtant MadeMan s’avère n’être que l’ombre de lui-même, une auto-parodie si grotesque qu’elle en devient hilarante.

Le premier téléfilm interactif
Contrairement à ce qu’il pourrait laisser penser, MadeMan n’est pas un GTA-Like. Il n’a d’ailleurs absolument rien à voir avec un titre du genre si ce n’est son contexte mafieux. MadeMan est donc un shoot à la troisième personne, se limitant uniquement à tuer tout ce qui bouge et sans avoir à faire fonctionner les méninges. Linéaire au possible, chaque mission ressemble du coup à la précédente, sans aucune variation si ce n’est les décors et l’agencement des objets, super. Notre parcours ressemble très vite à une simple escalade de meurtres, une boucherie qui commence à faire tâche dans la prétendue quête de réalisme du jeu, d’autant plus quand on est seul face à 200 mecs. Et ne cherchez même pas une quelconque difficulté, elle est quasiment inexistante, la faute à une Intelligence Artificielle risible au possible. C’est bien simple, il semblerait que les ennemis n’aient qu’un seul et même petit cerveau à se partager, forcément après il ne faut pas s’étonner qu’ils ne calculent pas notre présence même en étant placé en face d’eux.
MadeMan ressemble fortement à un téléfilm de l’après-midi sur M6, alourdi d’un doublage mal synchronisé mais qui plus est à mourir de rire. On a ainsi droit à quelques intonations qui ne sont pas sans rappeler certains doublages de films de merde comme Ninja Terminator, sans oublier les dialogues, aussi percutant que ceux d’un Derrick des grands soirs. Et encore, vous n’avez pas vu les séquences vidéos qui viennent ponctuer le jeu entre chaque mission. Pixelisées au possible, aliasées, mal compressées et mal animées, elles sont d’une médiocrité consternante, comme si les jeux vidéo n’avaient connu aucune évolution depuis ces dix dernières années. Avec un tel constat dès le départ, il ne faut pas s’étonner que les personnages soient aussi charismatiques qu’une huître en chaleur. MadeMan fait donc figure d’attardé et ce jusque dans ses fondements, car le gameplay non plus n’échappe pas à la maladie de Parkinson.

Le Max Payne du pauvre
A l’instar de son héros, MadeMan subit lui aussi une ascension mais vers le bas. Au fur et à mesure que l’on progresse, le jeu se décrépit comme pour nous dire : « attendez, vous n’avez encore rien vu, on peut faire encore pire… ». Cela se traduit par des graphismes qui ne cessent d’inventer de nouveaux codes au mauvais goût et qui ne font même pas mieux qu’un certain Max Payne, pourtant vieux de cinq ans. En parlant du titre de Rockstar, un must-have pour l’époque soit dit en passant, on notera que bon nombre de similitudes le rapproche de MadeMan. A la différence près que là où il révolutionnait le genre du shoot à la troisième personne, le jeu de Silverback ne parvient même pas à proposer un système au moins aussi efficace. Tout en restant jouable, MadeMan fait preuve d’aucune imagination (ce qui se retranscrit dans tous les aspects du jeu, excepté peut-être le scénario), limitant les actions à la marche, au tir et à la couverture. Et c’est d’autant plus lassant à la longue que le level-design semble avoir été conçu autour d’une seule et même architecture qui se répète à l’infini. En plus d’être moche, le jeu est constamment assailli de bugs et d’affichages défaillants, ce qui ne fait que renforcer notre impression de jouer sur une version alpha.
Toujours complexé par la présence de Max Payne, MadeMan essaie tant bien que mal de faire valoir sa place en agrémentant une fonction ralenti, renommée pour l’occasion « Soif de Meurtre ». Pour le déclencher, il vous faudra avant tout remplir une jauge spéciale en éliminant un maximum d’ennemis. Bref, du grand classique qui ne parvient même pas à pimenter les phases d’action. Le jeu manque profondément de cohérence et n’arrive jamais à choisir entre le réalisme et le spectaculaire comme si le cahier des charges avait été passé à la trappe. Au final, c’est l’immersion qui en prend un coup puisqu’elle est inexistante, la faute à une mise en scène élaborée avec les pieds, à un profond manque de rythme et surtout à un manque d’idées flagrant. C’est d’autant plus regrettable que le matériau de base était intéressant et qu’avec une réalisation à la hauteur, le jeu aurait pu se démarquer de la concurrence. En bref, MadeMan manque de tout, tant et si bien qu’une fois le jeu terminé, tout nous paraît excellent.
||
Info Jeu
Voir la fiche du jeu
Sortie Europe : 24 novembre 2006
Sortie USA : NC
Sortie Japon : NC
Développeur : Silverback Studios
Editeur : Nobilis
Genre : Action/Aventure
Existe aussi sur : PlayStation 2
-
Les derniers Tests
-
Images
||
Aucune
-
2 /20
MadeMan est tout simplement raté. A aucun moment il parvient à nous intéresser, alors que le scénario en lui-même n’est pas mauvais. Seulement tout est mal fichu, les choix artistiques sont douteux et le plaisir de jeu n’est présent uniquement durant les deux premières missions. Court, répétitif, peu intense et sans ambition, MadeMan a pour seul mérite de m’avoir fait rire quelques heures.
-
-

Egalement partenaires :
Recherche FR
| Annuaire FR | Gjeux | Yolabiza | Flogoo.fr

Espace-Emulation.net est un site d'actualité sur les jeux vidéo, le retrogaming, l'emulation et la création de jeux amateurs.
© Espace-Emulation.net 2002-2007. Tous droits réservés, toute copie intégrale ou partielle est interdite. Les images sont Copyright © par leurs propriétaires.
[Version 4 (bêta)] powered by EENET Engine2.0


roms
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!


1 connecté