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Pour les ignares de chez ignares, Full Throttle fait parti de ces point’n click de la grande époque. Signé par les maîtres du genre, LucasArts, c’est aussi l’un des rares jeu à prendre pour contexte le milieu des motards. Et, il faut bien le reconnaître, le genre aventure est sans doute le plus adapté quand il s’agît de développer un univers à la fois riche et cohérent (un dogme qui ne s’applique qu’à cette époque cependant). LucasArts oblige, c’est surtout l’humour qui est mis en avant avec des énigmes cependant moins farfelues que celles d’un Monkey Island ou d’un Sam & Max. Mais en premier lieu, soulignons surtout le doublage (aussi bien américain que français) qui est d’excellente facture et qui apporte indéniablement un charme supplémentaire à l’aventure.
Une moto et puis s'en va
Full Throttle prend place dans un monde futuriste où la moto est devenu une espèce en voie de disparition suite à la mort Malcom Corley, le patron de Corley Motors, LA boîte de production de deux roues. Son remplaçant (qui est également son assassin), l’ignoble Rip Burger (il porte bien son nom ce gros tas), a de noirs dessain pour l’avenir des motards de tous poils : envahir le monde d’autobus tout nazes. Oui, c’est horrible, et le héros, ben, est bien décidé à lui mettre de bâtons dans les roues, et par la même occasion venger la mort de son dernier défenseur. Mais bien évidemment les choses ne sont pas aussi évidentes puisqu’il se retrouve lui-même accusé de la mort de Corley. C’est ainsi que l’aventure démarre, sur les chapeaux de roues c’est le cas de le dire.
Reprenant les rouages classiques du point’n click, Full Throttle vaut surtout pour son ambiance et ses graphismes dans la droite lignée des production du développeur. Autrement dit, on a la réelle impression d’évoluer dans un dessin animé interactif qu’on ne lâchera pas avant d’avoir vu la fin. Doté de dialogues à se fendre la gueule, le jeu est rempli de clins d’œil et se déguste comme un véritable film complètement décalé et surtout très prenant.
De la crasse dans le pot
Parmi les points noirs, on notera quelques phases de jeu un peu lourdingues comme la séquence où l’on doit abattre des motards rivaux, ou pire encore, l’une des dernières scènes du jeu où il ne faut effectuer une cascade avec une bagnole. Le fait est que c’est peu jouable est plutôt désagréable, au point de passer plusieurs heures dessus uniquement parce que c’est trop mal pensé.
Excepté ces quelques défauts, Full Throttle est un très bon jeu, accessible à tous et pas très difficile. Ce qui en fait également un jeu à la durée de vie un peu trop courte (cinq heures pour le boucler devrait suffir) mais pour un plaisir très intense. |
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