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Test > PC
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Test
Dungeon Keeper
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Un jeu dont vous êtes le donjon
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- Quand Molyneux sort un nouveau jeu, c’est toujours censé être un événement majeur. J’ai toujours pensé que ce traitement de faveur était injustifié et que le bonhomme, malgré un certain talent, a toujours été trop surestimé. La preuve avec Dungeon Keeper, un jeu avec un concept sympa mais qui ne fait pas abstraction de défauts bien chiants.

par Léo | 03.08.07
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La séquence cinématique d’intro de ce jeu vous fait sauter à pieds joints dans cette aventure. Un héros, évidemment balèze, pénètre dans une sorte de château ; il arrive dans une salle, contemple les trésors, se retourne subitement et voit deux monstres. Quelle erreur a-t-il faite quand il a posé son épée ! Mais il n’a pas trop le temps d’y penser, on lui tranche la tête aussitôt ! C’est toujours censé me titiller dans le sens du poil ce genre de truc, quoi de plus détestable désormais, pour un joueur chevronné, que de supporter ces ignobles princesses blondes sorties des cerveaux lamentablement gentils des Perrault ou des Andersen… Tiens, si je ne me retenais pas, les princesses blondes, hein, eh ben je ferais des bouquins sur elles, des petites nouvelles en fait. Il y aurait une morte par page. Je commencerai sans doute par une connue, du type une blondasse propulsée par la machine TF1 un peu à la Ophélie Winter, l’insulte aux neurones et à la musique. Bon, tout ça pour dire que vous ne verrez pas de princesses blondes à la con dans ce jeu. D’ailleurs, vous ne verrez pas beaucoup de nénettes. Si, une. La maîtresse des ténèbres. Spéciale… je vous en parlerai plus tard. Pour le moment, voyons le concept du jeu. Heureusement !
Heureusement que les concepts se chevauchent et s’entrecroisent comme des nœuds assez compliqués à défaire dans un premier temps. En fait, on commence à comprendre ce qui se passe aux alentours du troisième niveau. Les cinq premiers sont en quelque sorte des tutoriels, et c’est plutôt une bonne initiative car ça part un peu dans tous les sens. Si vous saviez ! Dans les niveaux élevés, vous devrez aménager votre donjon suffisamment bien pour attirer des créatures, effectuer des recherches pour accéder aux salles plus évoluées, entraîner vos créatures à devenir plus puissantes, c’est-à-dire les faire évoluer en force et en pouvoirs magiques. Récolter du fric sera également nécessaire, mais le moins intéressant reste à venir. On peut se glisser dans la peau d’une créature pour la diriger, à la première personne, comme dans un Doom-like. Et ça, c’est le truc le plus inutile du monde. En plus, ce n’est pas beau. Imaginez : vous possédez un nouveau jeu, un jeu de gestion de centre de tri postal, je connais bien le sujet. Vous avez le choix entre être the big chief alias Salcon ou un agent d’exploitation qui va trier ses 1200 lettres à l’heure ? Ben désolé, je prends Salcon : je réajuste l’épaisseur de ma moquette et je m’attelle à ma principale préoccupation : rester chef, niquer les syndicats et virer le plus de monde possible. Là, on vous propose la même chose, être le chef et l’aspirant sous-chef, le commanditaire ou l’exécutant. Mais être chef dans DK, ça peut ressembler à la vie d’un trieur : c’est giga chiant. Et c’est votre principale activité ; dommage, non ? Concrètement, ça se présente de la façon suivante : vous avez quelques créatures et un totem, enfin, un truc que si on vous le prend, vous êtes gamoveure ! Aux alentours, vous voyez de la terre et, et, et de l’ord, parfois beaucoup d’or.
Vos créatures peuvent creuser les murs pour accéder à l’or. Mais elles peuvent aussi creuser les murs pour que vous gagniez de l’espace vital. La place qu’occupait un mur au sol est remplacée par un chemin. Sur un chemin, vous pouvez construire des salles. Voilà votre boulot : casser des murs et y placer des salles. Si c’est bien réalisé, le reste se fait tout seul. On rase le terrain et on assigne les zones. Bof, bof. Et déjà, c’est à partir de cette étape que le bât blesse. On ne peut pas sélectionner d’immenses zones à creuser en un seul clic de souris, ça se fait case par case. Et parfois, il faut creuser longtemps, notamment pour l’or. En plus, c’est très souvent une question de rapidité : quelle que soit la longueur de la partie, tout se joue dès les premières minutes. Récolter le plus d’or possible est votre tâche principale. Et ça se fait bien évidemment en creusant ces satanés murs. Vous devrez ensuite construire une salle aux trésors. Là, les creuseurs iront déposer vos biens (que vous pouvez prendre à la main pour simplifier la tâche des classes populaires laborieuses) et votre cagnotte grandira. Après, vous pouvez construire une salle de repos pour vos futurs streums. Ils y feront leur nid pour pallier leur fatigue éventuelle. Il faut aussi les nourrir : un poulailler leur permettra de se rassasier de poulets vivants. Bon ensuite, on peut construire une salle d’entraînement (dans un but évident), une bibliothèque (pour que des sorciers y inventent des salles nouvelles ou des sorts), ou encore un atelier permettant l’élaboration de pièges en tout genre. Plus tard, il y aura un pont (pour les passages dans la lave ou l’eau), une salle des tortures, un poste de garde, une crypte. Certains des mécanismes du jeu sont tout simplement géniaux. Par exemple, la crypte, citée juste un peu plus haut. Lorsque vos personnages marchent dans un cadavre, leur moral baisse. Une crypte peut pallier cet inconvénient. Certains de vos serviteurs iront récupérer les cadavres et les mettre dans la crypte. Lorsqu’elle en contiendra un certain nombre, vous aurez un zombi. Novateur de point de vue-là. Dans la salle des tortures, vous pourrez remettre sur le droit chemin certaines de vos créatures incapables de comprendre que le chef c’est vous. Bien entendu, vous pourrez vous y amuser avec vos vrais ennemis. Mais cette salle prend toute sa saveur avec la Maîtresse. Elle est très cuir et c’est avec une réelle passion qu’elle ira se faire fouetter par un bourreau pour se remonter le moral, en émettant des cris de satisfaction. Mais tout ceci n’est que contemplation, on ne fait qu’aligner salles, les monstres vont là où une quelconque tâche les attend (l’intelligence artificielle à ce niveau est remarquable, tant et si bien que l’on a plus rien à faire). Alors, pour plus d’interactivité, on peut passer en mode à la première personne, comme dans un Doom-like. Mais ce Doom-like, en plus d’être affreux comme je l’ai déjà dit, est complètement inutile. On aurait apprécié quelques quêtes à accomplir ou une touche pour agir sur des éléments du décor afin d’ouvrir des portes. Enfin, il serait un peu présomptueux de ma part de dire ce qu’il faut faire à Peter Molyneux, le boss (avec un ego monstrueux) de Bullfrog. Mais néanmoins, on reste sur sa faim, à plusieurs points de vue. J’ai passé les six premiers niveaux sans avoir recours à ce mode et je suis tombé dessus par hasard. Ce que j’ai pu voir était tellement laid que je suis revenu fissa au mode normal, celui qui sert à quelque chose. On sent quand même que c’est Bullfrog qui a développé le jeu. Au niveau sonore déjà, on reconnaît de loin sa patte, sans reconnaître précisément le thème d’un autre jeu. Depuis Populous, ils nous font ça, on commence à être habitués. Dans la carte générale, on peut voir une succession de pointillés partant du centre de votre donjon et indiquant votre position actuelle. Comme dans Magic Carpet. Quant au moteur, c’est vraiment ressemblant à Syndicate Wars. On se demande si les programmeurs n’ont pas pris des lignes de codes et les ont insérées dans leur jeu, comme ça, directement pour faire un « best of Bullfrog ». Certains effets visuels, bien souvent basés sur le lightsourcing, sont tout simplement magnifiques. Votre curseur, par exemple, éclaire l’endroit sur lequel vous le passez comme une lanterne, générant ainsi son propre éclairage. Mais on ne peut pas dire que ce soit un jeu exceptionnel sous tous ses aspects, comme on aurait trop tendance à le croire, de part la réputation du titre et de Molyneux.
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Info Jeu
Voir la fiche du jeu
Sortie Europe : 1997
Sortie USA : 1997
Sortie Japon : NC
Développeur : Bullfrog Productions
Editeur : Electronic Arts
Genre : STR/Gestion
Exclusif au PC
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Images
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Aucune
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15 /20
Assez sympa, Dungeon Keeper est un jeu de gestion quelque peu déroutant au début mais dont le concept est plutôt bien trouvé. Dommage cependant que le titre de Bullfrog soit plombé par des choix plus que discutables. Finalement c’est peu toujours la même chose avec Molyneux, c’est sympa mais ça va jamais jusqu’au bout de son idée.
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