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Vous vous souvenez de la fin de LBA ? Twinsen, le héros, se voyait déjà gros, les pantoufles aux pieds, avec quelques mioches dans les pattes… LBA 2, ce n’est pas tout à fait cela, mais on s’en approche. Zoé, la femme de Twinsen, attend un bébé. Alors qu’ils se bécottent tranquilou sur un banc de Twinsun, une tempête éclate et contraint notre couple à rentrer chez eux. Pendant ce temps, le dino-fly, l’ami de Twinsen, se prend la foudre en pleine poire et s’écrase dans le jardin de nos héros. Il faut le soigner, sous cette pluie battante. Comment fait-on pour soigner un dino-fly ? Ben tout simplement en allant à la pharmacie. Mais le pharmacien n’a rien pour lui. En revanche, une cliente du magasin travaille pour un mage guérisseur sur l’île du désert. C’est donc là qu’il faut vous rendre. Mais le bateau ne peut prendre la mer par ce sale temps. A vous de vous débrouiller pour qu’un beau soleil inonde les verts pâturages de Twinsun… C’est un peu bête comme phrase, non ? Il faut donc que vous rencontriez le mage météo pour qu’il arrange ça. Il ne peut lancer son sort que du phare. Or, le gardien du phare n’est pas là. Etc, etc. LBA 2, c’est un peu ça.Une très longue succession de petites quêtes relativement faciles à réaliser, qui vous font rentrer immédiatement dans le jeu. La succession d’actions précitée correspond quasiment à la totalité des mouvements du héros pour le chapitre 1. Il existe dix chapitres. La durée de vie est donc très longue, car les îles sont très grandes et l’on dispose d’un vaste choix de possibilités quant aux futures actions du héros.
Naïf mais pas niais
Twinsun est peuplé de lapichons, bouboules, grobos… Difficile d’admettre qu’il n’est pas forcément incohérent de jouer à un quelconque Doom-like et à ce jeu dans la même soirée. Ce n’est pas obligatoirement un jeu pour les mômes. Enfin, si, aussi, mais l’univers de ce titre séduit obligatoirement. Le graphisme y aide beaucoup. Tous les objets modélisés sont magnifiques, réalistes et précis. Se balader au bord de la plage donne immédiatement envie d’être sur une plage ! L’univers de LBA 2 est extrêmement riche, d’autant plus qu’il faut bien distinguer deux phases de jeu différentes : les intérieurs et les extérieurs. Ceux qui ont joué au premier épisode connaissent déjà les intérieurs, puisqu’il s’agit d’une vue en 3D isométrique – comme dans Crusader – extrêmement structurée. On peut se promener ainsi dans des grandes salles ou dans des couloirs. Parfois, on passe une porte et on se retrouve dehors. Là, ça devient un peu comme dans Alone in the Dark. On se déplace dans un décors précalculé, très beau également. Une des choses les plus impressionnantes, c’est que la maniabilité des deux modes est exactement la même. C’est-à-dire un peu naze, mais j’y reviendrais plus tard. En effet, on combat de la même manière, et l’interface est identique. La seule différence vient du fait que l’on ne peut pas changer de vue dans les intérieurs, ce qui reste somme toute logique. En 3D iso on est, en 3D iso on reste ! Dans les extérieurs en revanche, on peut choisir plein de visualisations différentes du terrain. Pour chaque lieu, on peut switcher entre 4 ou 5 caméras dont l’efficacité reste parfois à prouver. Chacune d’elles possède un mode éloigné et un mode rapproché. Attention, ce n’est pas un zoom comme dans le premier épisode, mais cela permet de voir un peu plus de détails. Quelques passages sont cependant un peu pénibles. Quand on passe rapidement sur une succession de petites collines, il est possible de perdre de vue le personnage ; heureusement pas trop longtemps. D’une manière empirique de toute façon, on parvient à se diriger mais ça peut être très pénible si on longe une falaise. On a donc ici la possibilité de changer de caméra et c’est très bien, mais on aurait préféré un système de caméras plus dynamiques ou mieux approprié aux déplacements de Twinsen.
Des innovations…
Incroyable ! On peut sauvegarder ! Simplement ! Non, je vous jure, des sauvegardes bien propres, du genre j’appuie sur la touche F2 pour accéder au menu de sauvegarde et F3 pour recharger la partie. Ceux qui ont joué au premier volet se souviennent encore avec hantise de son système de sauvegarde. Bon là, c’est arrangé. On prendra un malin plaisir à diriger des véhicules. Pour le moment, je n’ai construit qu’un seul véhicule, une voiture au look, comment dire, au look trampoline, oui, et je me suis baladé sur des dunes ; un passage extrêmement plaisant. On peut aussi voler grâce au jetpack. Mais mais mais mais, certains des gros défauts du premier volet n’ont pas été complètement éliminés. Et là, c’est très très très embêtant.
…insuffisantes ?
On se balade toujours avec ce menu à la con où l’on change de mode. On passe du mode normal au mode agressif, discret ou sportif. Même s’il existe pas mal de raccourcis clavier pour changer de mode automatiquement sans passer par ce menu, ça ne simplifie pas toujours la vie. Un bouton pour courir (action du mode sportif) aurait été bien sympathique. Mais c’est surtout à la maniabilité du personnage qui laisse vraiment à désirer. Certes, pendant qu’il se balade, qu’il vit tranquillement son aventure, ça se passe bien. Mais quand il faut commencer à combattre, ça devient à la limite du supportable. Pour tout vous dire, j’ai failli taper la crise de nerfs. Ceux qui connaissent le premier volet sauront très vite où je veux en venir parce que c’était pareil. Imaginez-vous en train de diriger votre héros… Vous vous prenez un projectile en pleine poire. Sous le choc, Twinsen recule et pendant au moins deux secondes, il est incapable de faire la moindre action. Deux secondes , c’est à peu près le temps qu’il faut à l’ennemi pour recharger. Et très souvent, vous reculez sans pouvoir faire la moindre action, qui plus est, s’il y a 2 ou 3 ennemis dans le lieu où vous vous trouvez… Et je ne vous parle même pas de la fois où je devais me balader sur un tronc flottant à la surface de l’eau et qu’une chauve-souris m’a attaqué. Quinze fois de suite, au moins, j’ai dû recharger ma partie parce que cette saleté me touchait ne serait-ce qu’une fois seulement. Bref, LBA 2 pourrait être passionnant si la jouabilité, la maniabilité et l’optimisation des combats avaient été plus profondément étudiées. |
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