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Pour qui ne se rappelerait pas, Demolition Man est à l’origine un film avec Sylvester Stallone. Autrement un film bien bourrin où les cadavres se comptent par centaine tout comme les explosions. Aussi, il n’était pas bien difficile pour les concepteurs du jeu d’imaginer ce qu’ils pourraient faire : du bourrin donc. Ainsi dès le premier niveau on a droit un joli scrolling horizontal dans un Los Angeles très apocalyptique où les habitants ne semblent être que de vulgaires racailles. Mais force est de constater que c’est plutôt sympa. Très expéditif, ça tire de partout et avec votre personnage vous pourrez d’ailleurs viser dans de multiples directions (haut, bas, diagonales, etc). C’est donc assez complet au premier abord. On saute d’immeuble en immeuble, on balance quelques grenades pour faire exploser des jambes, et tout le monde il est content. Tout le monde, peut-être pas finalement, car dès le deuxième niveau, les choses se gâtent. Changeant totalement d’orientation et de point de vue, vous voilà obligé de buter des malfrats avec une vue de dessus naze au possible et surtout absolument pas précise. Ca devient très vite lourdingue, et le bon moment que l’on avait passé lors du précédent niveau se transforme ici en véritable calvaire. Ce qui veut donc dire, que le gameplay devient pourri et pas du tout adapté à la situation mais également que les graphismes plutôt correcte que l’on avait vu dans le précédent chapitre, font désormais place à un hideux pâté de pixels.
Ambiance respectée
Si l’atmosphère du film est plutôt bien retranscrite, on ne peut que regretter des choix très discutable comme ce fameux deuxième niveaux à chier. Dans l’ensemble on notera de bonnes idées, comme par exemple la possibilité d’utiliser un grappin selon certaines circonstances (avec toujours la possibilité de tirer en pleine action), donnant un dynamisme toujours plus punchy à l’aventure. L’animation n’est pas ce qu’il se fait de mieux non plus, avec des sprites, certes acceptables, mais qui aurait pu être amélioré (la machine en était très capable). Point positif : ça reste assez jouissif à jouer selon les niveaux. Les malfrats arrivent toujours par paquet de 10 et c’est à chaque un véritable plaisir que de leur défoncer la gueule. L’ensemble est donc très nerveux et se révèle très direct, ici pas de chichi, nos objectifs sont toujours très clairs.
Moitié sympa, moitié chiant
Demolition Man est un jeu à demi-réussi (c’est un demi-échec en gros) et aurait vraiment gagné à être davantage travaillé et surtout encadré par quelqu’un qui connaît les pièges à éviter (ces fameux niveaux à la Mercs tout nazes). Le gameplay aurait également pu se révéler davantage incisif et moins approximatif. Car il est le seul responsable de la difficulté du jeu. La difficulté est à cet égard très inégale, allant du trop facile au trop épineux. Demolition Man n’est pas une perle loin de là, et ne rivalise vraiment pas face aux autres ténors du genre. Dans le domaine, on lui préférera nettement un Terminator ou bien même un Alien 3. Néanmoins, le titre constituera un bon petit défouloir, selon les niveaux, à quiconque souhaite casser de la racaille et avoir sa dose d’hémoglobine. |
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