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Si Superman est le superhéros le plus emblématique des comics américains, car considéré comme étant le premier à avoir été crée (ce qui est faux mais bon passons), celui-ci n’a eu que peu d’aventures sur nos chères consoles. On a bien eu un Death of Superman sur Megadrive et sur Super Nintendo, sans oublier le nullissime Superman sur Nintendo 64, mais force est constater que l’homme de fer n’a jamais été correctement exploité pour nos pads enflammés. Aussi l’adaptation de Superman Returns, issu du film sorti quelques mois auparavant bien évidemment, nous faisait espérer que notre kryptonien préféré aurait enfin droit à un jeu digne de sa stature.
Une vraie critique du film
N’y allons pas par quatre chemins : Superman Returns est une merde. Aussi bien le film que le jeu, il s’agit de deux déceptions. La première parce qu’on pensait que Bryan Singer nous offrirait un film à la hauteur du premier réalisé par Richard Donner et la deuxième parce qu’on pensait vraiment avoir l’occasion de se prendre pour le superhéros invincible. Au final, on se retrouve complètement trompés par la marchandise, et on se fait chier dans les deux cas. Superman Returns le jeu, est néanmoins plus intéressant, non pas qu’il soit agréable d’y jouer (loin de là), mais tout simplement parce qu’il constitue sans doute la meilleure critique du film. Une critique corrosive et implacable. Et comme argument, prenons l’intrigue du jeu qui n’a absolument aucun rapport avec celle du film. Rien de ce que vous avez vu dans le film est dans le jeu, et rien de ce que vous avez vu dans le jeu n’est dans le film. Il faut dire qu’il aurait bien été difficile d’adapter un scénario aussi plat dans lequel il ne se passe ABSOLUMENT rien. Aussi, on ne peut que comprendre les développeurs d’avoir opté pour une création originale de l’histoire. Bien qu’ici le mot original ne soit pas vraiment adapté…
En bref, ici vous devrez affronter des ennemis issus des comics ou bien parfois crées spécialement pour le jeu. Le tout est divisé en plusieurs chapitres, eux-mêmes composés de missions sans aucun intérêts, toutes identiques dans le fonctionnement, et totalement linéaire. Donc on se fait chier, d’autant que les mini-intrigues se résument à sauver purement et simplement Metropolis et rien d’autre. Aucuns rebondissements, aucune trouvaille, rien. Superman Returns c’est avant tout du vide, du vide intersidéral. Jor-El si tu nous regardes, pardonnes-leur d’avoir autant maltraité ton fils et pardonnes-nous de nous en être moqués.
Mais c’est quoi cette merde ?
Je crois avoir déjà dévoilé les 75% du jeu, je ne rigole pas. Je me contenterai donc de vous rajouter quelques mots sur le gameplay et sur l’aspect technique. Rien de bien original non plus à ce niveau là, si ce n’est peut-être d’avoir supprimé la barre de vie de Superman – l’une des rares bonnes idées du jeu, mais complètement sous-exploitée – remplacée par la barre de santé de la ville. Autrement dit, plus Metropolis subira de dégâts, plus sa santé diminuera et bien évidemment lorsque la jauge sera vide vous obtiendrez un joli Game Over. En ce qui concerne les commandes, on fait dans le classique, avec la quasi-totalité des pouvoirs de Superman disponibles à volonté, mais le cheminement du jeu vous imposera très vite, de par sa lourdeur, d’opter pour une seule manière de combattre. Donc au final, c’est très redondant et n’offre aucun intérêt si ce n’est peut-être aux très très gros fan du héros. On notera néanmoins, des effets de vitesse assez sympa lorsque l’on s’envole. Dommage, encore une fois, que notre champ d’action se limite à la seule ville. On aurait bien aimé pouvoir percé l’atmosphère afin de rejoindre l’espace. En gros, il y avait plein de choses intéressantes à développé ici, mais cela aurait demandé beaucoup de travail, du temps et surtout du talent. On se contentera donc d’une progression à la GTA, comme celle que l’on a pu voir dans l’adaptation de Spiderman 2, c’est à dire que des icônes apparaîssent dans la ville pour vous signaler un événement (incendies, ennemis, etc). Mais bien sûr ça ne va pas plus loin que ça.
Enfin, au niveau technique, que dire… C’est certainement pas à la hauteur de la Xbox 360, plutôt moche, les décors sont très vides, il doit y avoir trois pelés qui se caillent dans chaque rue et le design est plutôt à chier. S’ajoute à cela des ralentissements assez fréquents, une musique de piètre qualité, des bruitages très moyens, et vous obtenez le sydrome du jeu bien merdique. |
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