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C’est toujours un peu cruel de rejouer à des jeux qui ont bercé notre enfance. Généralement ces jeux de joie étaient toujours surévalués par nos petits yeux de mômes. Aussi, lorsqu’on revoit ce même titre avec notre regard d’aujourd’hui, autrement dit d’adulte, il faut se faire une raison et ne pas laisser la déception l’emportée. C’est ce qui m’est arrivé avec Cadillacs and Dinosaurs, ce fameux jeu d’arcade qui me semblait si génialissime et qui n’était en fait qu’un simple beat’em all ultra classique. Développé pour les bornes CPS-1, Cadillacs and Dinosaurs bénéficiait pourtant d’une jolie carrosserie, et même si il ne présentait que peu d’originalité, avait au moins le mérite de nous défouler et de nous amuser. Le contexte déjà est plutôt attirant, rappelant Mad Max à certains égards :
En 2513, l’humanité vit en paix avec les dinosaures (qui sont apparemment réapparus, allez savoir pourquoi) et les avancées technologiques ont subies un sacré coup de frein. Dans ce monde plus ou moins paisible apparaît un groupuscule en apparence innoffensif, les Black Maketers. En apparence seulement, puisque cette bande de punks bizarres ne se contente pas que de foutre la merde en alimentant un réseau du marché noir de dinosaures. Assez malins, les malfrats ont aussi des visées plus dramatiques consistant à créer des mutants moitié reptile et moitié humain. Rien de bien jojo donc. Heureusement, quatre fervent défenseurs de nos amis les bestioles, sont bien décidés à démanteler les noirs desseins des Black Maketers. C’est donc quatre personnage que vous pourrez sélectionner afin de tabasser toutes ces petites et grosses frappes. Vous aurez ainsi le choix entre Jack Tenrec, le beau gosse de l’équipe (et donc le leader ça va de soi), Hannah Dundee, la petite meuf avec des nichons et une agilité à toute épreuve, Mustapha Cairo, le type avec une casquette et enfin un gros bras, Mess O’Bradovitch qui est plutôt du genre expéditif. Une belle équipe de joyeux lurons qui pourront coopérer pendant les missions jusqu’à 3, à condition bien évidemment que deux autre joueurs vous accompagnent. Voilà pour les présentations.
Il faut savoir que Cadillacs and Dinosaurs est en fait une adaptation du comics du même nom, datant de 1989 et qu’il a également subi une adaptation en dessin animé à la télé (qui a d’ailleurs été diffusé sur M6 durant une période). Comme je l’ai dit au tout début, C&D propose du classique. Autrement dit c’est un beat’em all assez banale, bien que très agréable à jouer, et qui risque de vous ennuyer si vous n’êtes pas très adepte du genre. Assez redondant parce que chaque niveau ressemble au précédent, le jeu s’offre quand même de jolis tableaux avec des graphismes reposant. On regrettera le manque de diversité des ennemis, bien qu’il y ait parfois de petites trouvailles intéressantes dans la conception des boss. Pas trop difficile, C&D s’appréciera surtout à plusieurs, jusqu’à 3 joueurs. Pour finir, on retiendra le niveau 3 qui nous propose de conduire la fameuse cadillac en explosant la gueule des ennemis, assez sympa mais hélas trop peu exploité (vous ne toucherez pas à la Cadillac une seconde fois dans tout le jeu). |
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