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Chef d'une bande de tueurs à moteur : les Coyote, Sid Burn est chargé par un consortium pétrolier de semer le chaos aux USA. Pour y parvenir, le mercenaire caractériel et pyromane vole des armes secrètes de l'armée américaine, piquées auparavant, selon la rumeur, à des extra-terrestres. Manque de pot, Conroy, ancien routier devenu héros à la suite d'un coup de canette de bière mal placé, découvre ces infâmes méfaits et décide d'y mettre fin avec l'aide de ses potes, les Vigilante. C'est parti pour une série de bastons explosives. Incarnant au choix un gentil killer ou un méchant schizo, vous avez à votre disposition un bus, un 4x4 ou encore un roadster, ainsi que des gagdets qui vont de la petite mitraillette au bazooka longue portée, en passant par des missiles sol-sol. Véhicules et armes fonctionnant évidemment à la nitro. Tout comme l'ensemble du jeu. Ca explose dans tous les sens, ça secoue, ça vrombi. Bref, c'est de l'action pure et dure, couplée à une solide stratégie. Chaque arme demande une utilisation particulière qui varie suivant votre position, la distance de l'ennemi, sa vitesse de déplacement et les obstacles éventuels. Au départ, vous ne disposez que d'une pauvre pétoire. Sept armes sophistiquées (celles qui viendraient de l'espace) sont présentes sur le lieu de combat. Chacune d'elles possède deux coups spéciaux, disponibles grâce à des combinaisons de touches. Vous pouvez en porter jusqu'à quatre et leurs munitions sont limitées. En outre, chaque perso peut obtenir une arme spéciale, en général planquée dans les décors. Parlons justement des graphismes et des sites. Vous évoluez en 3D et en totale liberté. Les terrains sont vallonnés et fourmillent de bâtiments ou d'engins divers. Les pièges sont légion (tornades, lignes haute tension, éboulements, avalanches, avion qui décolle...) et tous les éléments peuvent être détruits. Soit en fonçant dessus, soit en tirant. C'est là l'autre intérêt stratégique du CD. Que vous soyez Coyote ou Vigilante, vous avez une mission à accomplir. Celle-ci consiste souvent à protéger certains éléments du décor que vos adversaires veulent mettre en flammes. Or, bonus et armes y sont souvent cachées. A vous d'exploser le paysage avec discernement.
Dur, dur...
Au premier abord, la jouabilité n'est pas évidente. Le système de pilotage (frein et marche arrière sur le pavé directionnel, frein à main sur le carré...) ne se maîtrise pas immédiatement, d'autant qu'il vous faut également choisir votre arme, viser, shooter, éviter les attaques des ennemis, explorer le site, etc. Rassurez-vous, cela vient assez vite. Au pire, vous pourrez reconfigurer le pad. Une fois familiarisé, c'est la difficulté du soft en lui-même qui vous posera problème. Si, en mode Arcade, vous choisissez vos adversaires, le mode Quest vous en offre de plus nombreux et de plus malins à chaque mission. Même au niveau le plus faible, vous aurez du mal à terminer le jeu. Sachez que cela vaut le coup d'essayer. De nouveaux persos et parcours se libèrent. Si vous gagnez à nouveau, vous aurez même la chance de piloter un OVNI (ça alors, les extra-terrestres, c'était pas une rumeur !). Avant cela, il vous aura fallu apprivoiser tous types de caisses dont la robustesse, la maniabilité, la vitesse de pointe et l'inertie varient du tout au tout. Ce n'est évidemment pas Gran Turismo, mais les sensations diffèrent vraiment d'une bagnole à l'autre. Et puis d'abord ! On n'est pas là pour se la couler douce sur le bitume, mais pour se fendre la poire (dans tous les sens du terme) dans le désert, la neige ou la flotte.
D'la bombe !
L'ambiance du soft est à mi-chemin entre Easy Rider et Grease. On nage en pleines seventies et ça se voit. Un black genre Huggy-les-bons-tuyaux, un baba-cool, un danseur disco shooté psychédélique, un cow-boy à la Village People... Les persos sont dans le ton. Les véhicules aussi. Certains passages dans des fossés font inévitablement penser aux poursuites des Blues Brothers ou de la série "Sherif Fais-Moi Peur" avec un zeste de "l'Agence Tous Risques" pour le côté TNT. Le tout avec un côté "Amérique en crise" qui donne davantage envie de tout défoncer ! Les effets sonores sont canon. Explosions, collisions, bruits de châssis et de suspensions sont rendus de façon très dynamique. Dommage seulement que les musiques ne soient pas à la hauteur. Mais elles sont largement couvertes par la douce mélodie de l'obus de 300, qui tombe à la verticale avec la délicatesse d'un Panzer faisant du lèche-vitrines. Quant à la réalisation graphique, elle est aussi sans faille majeure. Les éléments de décors sont certes inégalement détaillés, mais leur variété compense largement. |
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