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Suite à la création de la DRDN (Département de Renseignements pour la Défense Nationale du Japon), la tension monte en Asie de l'Est. La Chine comme la Corée du Sud estiment que le Pays du Soleil Levant bafoue la réglementation des accords japonais d'après-guerre. La NSA intervient en envoyant son meilleur élément sur le terrain, Sam Fisher… Notre poissonnier préféré remet ses célèbres " lunettes de vue " et en profite pour se refaire une beauté. Outre des rides supplémentaires, son visage s'est assombri, il faut dire que sauver le monde a de quoi épuiser un homme ! Le scénario ne brille pas par son originalité (c'était déjà le cas pour Pandora Tomorrow), c'est sûrement le point noir de cette série, mais il faut avouer que ce n'est pas ce qui nous intéresse en premier lieu.
"Ça m'fiche l'heure et vous ?"
Soyons clairs, ce nouvel épisode ne révolutionne pas la série. S'appuyant directement sur la maniabilité du volet précédent, c'est essentiellement la qualité visuelle qui impressionne et le niveau de détails. Suite à un deuxième opus très abouti graphiquement, il est plaisant de constater qu'un fossé sépare les deux versions. Les studios canadiens d'Ubisoft ont décidément de la ressource, ce renouvellement, à peine un an après Pandora Tomorrow, est d'autant plus appréciable, qu'il est accompagné d'une ambiance sonore tout aussi magistrale. Il est toujours plaisant de se jouer des ennemis en profitant de leurs inattentions. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils sont dénués de toute intelligence, bien au contraire, ils bénéficient d'une IA revue à la hausse. Ils sont désormais bien plus réactif au moindre petit bruit étrange, au même titre que leur caractère varie. Soit ils vous attaqueront directement de front ou sinon ils feront appel à leurs collègues. Une difficulté accrue bienvenue qui ne rend que plus passionnant l'univers déjà très captivant. Les possibilités d'évoluer dans les missions sont multiples, évitant toute linéarité lassante. Ainsi à vous de choisir le chemin que vous estimez être le plus judicieux, ou d'adopter la technique la plus efficace pour anéantir l'ennemi. Cette interactivité se trouve être en adéquation totale avec la palette de mouvements et d'équipements. Par exemple, l'ajout du couteau, pourrait paraître anodin et pourtant, celui-ci vous permet d'exécuter plusieurs combinaisons efficaces au corps à corps et silencieuse qui plus est, que ce soit celle d'égorger votre ennemi par derrière ou bien de lui asséner un coup à la nuque, cette arme blanche fera parfaitement l'affaire pour tout adepte de la discrétion. A cela s'ajoute un fusil multifonctions capable d'être changé en sniper ou fusil à pompe ! Le reste de l'arsenal est identique à celui de Pandora Tomorrow. Le dispositif de visé mis en place trône par son efficacité grâce à son angle de vue à hauteur de l'épaule. Des accessoires originaux viennent enrichir votre panoplie avec notamment, des caméras glues que vous placez n'importe où, et qui seront très utile pour épier certains lieux à distance.
Quand la rétine se décolle…
Cependant tout n'est pas rose, si vous disposez d'un panel d'actions plus élevé, la volonté de coller au plus près du réel à un prix : celui de rendre les exécutions de Sam plus lentes voire même pataudes. Rassurez-vous, il est aussi capable d'accélérer le rythme quand le besoin s'en fait sentir même si ça manque de spontanéité. Ce manque de réactivité est tout de même léger mais il peut s'avérer gênant durant certaines phases délicates.
Lors de l'E3 2004, nous avions pu admirer une démo aux visuels fort impressionnants. Le constat aujourd'hui est le même, ils sont magnifiques et surpassent en tout points ceux du deuxième épisode. Rien n'a été laissé au hasard, les décors ont étés minutieusement agencés et l'on reste contemplatif face à la diversité et au photo-réalisme des textures. Les animations faciales surprennent, a fortiori lorsqu'elles sont parsemées de goûtes de pluie, on peut même y noter des zones de reflets ! Bluffant ! L'environnement très orageux permet également des jeux d'ombres et de lumières tout simplement somptueux. Marque de fabrique de la série, cet aspect se voit lui aussi grandement amélioré, et donne tout son sens au mot discrétion. Car, comme vous devez le savoir, il est primordial d'user des éclairages et des zones obscures afin de mener une mission dans la confidentialité la plus totale. En bref, on a droit à ce qui se fait de mieux et ça ne fait pas de mal aux mirettes ma foi ! Quelques bugs malvenus viennent entacher de temps à autres le plaisir de jeu, heureusement ce n'est pas fréquent.
Une ambiance sonore réussie
Si la bande-son du précédent volet était signée par Lalò Shifrin (compositeur entre autres de la série Mission : Impossible), c'est un inconnu du grand public qui se colle à la musique de Chaos Theory, j'ai nommé Amon Tobin. D'origine brésilienne, ce jeune compositeur nous offre de très beaux morceaux puisant dans différents domaines musicaux. Ce patchwork ressemble à s'y méprendre à un drôle de concept expérimental, c'est d'autant plus étonnant que ça profite indéniablement à l'ambiance du jeu. Il faut féliciter l'initiative d'Ubisoft d'offrir à de jeunes talents la possibilité de participer à des softs quasiment assuré d'obtenir du succès. Côté ambiance sonore, c'est tout aussi riche, et l'immersion est totale lorsqu'on utilise des enceintes en 5.1, bref aucun aspect n'a été négligé. |
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