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Une fois n'est pas coutume, Electronic Arts est sur tout les fronts, et ne surprend plus personne lorsqu'il annonce sa participation au line-up américain de la PSP. C'est donc sans surprise que nous avons droit à un énième volet de Need for Speed Underground, adapté spécialement pour la console de Sony et affublé pour l'occasion de la terminaison Rivals. Ne vous attendez pas à du nouveau car de ce côté-là ce n'est pas l'extase. Mais soyons honnêtes, le soft propose suffisamment de modes pour satisfaire les mordus d'asphaltes sans être une beauté visuelle telle que Ridge Racers.
Des objectifs variés et accrocheur
Une fois le jeu lancé, une introduction classique nous présente succinctement ce à quoi nous allons avoir droit. La première chose qui nous frappe c'est la qualité, très moyenne, de cette vidéo. Comparé au titre de Namco, c'est risible et nous donne l'impression d'une mauvaise compression. Enfin, passons, ce n'est qu'une cinématique après tout. Après avoir crée votre profil et sélectionné une voiture parmi les quatre proposées, le menu se dessine et présente un nombre de modes apparemment très satisfaisant. Vous pouvez donc aussi bien jeter votre dévolu sur une simple course afin de vous familiariser avec le titre. Une fois les tours de chauffe exécutés, on peut se lancer dans la quêtes aux points. Ces derniers vous seront indispensables afin d'acquérir de nouvelles voitures et bien-évidemment booster les capacités de vos véhicules. Les obtenir requiert de s'engager dans des courses spécifiques et diversifiée. Ainsi le Quick Play Battle propose quatre épreuves différentes dont l'une d'elle consiste à finir premier dans un petit circuit composé de virages très serrés. Une fois l'objectif atteint, vous percevez votre dû ainsi qu'une médaille. Des éléments de tunning et ainsi que d'autres véhicules se débloqueront suivant vos performances. Dirigez-vous alors vers votre garage (Pocket Garage), toutes vos transactions s'y dérouleront.
Vous constatez qu'il y aura de la place pour tout vos prochains achats et que des voitures de rallye sont aussi de la partie. En ce qui concerne les possibilités d'évolution de vos véhicules, il n'y a aucun reproches à faire, le tout demeure suffisamment complet pour vous tenir en haleine si vous adhérez à ce passe-temps.
Le soft de EA dispose également d'un mode multijoueur nommé Tête à Tête (Head to Head), lequel permet de repérer un joueur à proximité par le biais du wi-fi. Ce système n'a pas pu être testé convenablement pour vous en donner un avis, nous reviendront sur ce point lors de la sortie du jeu en Europe. D'autres modes font figures de bouche-trous afin de vous rappeler que la PSP est une console multimédia. Comme le EA Game Pocket Track en témoigne, sa présence vous permet d'écouter et de visualiser les clips des musiques (si on peut les nommer ainsi) d'Electronic Arts. Des morceaux de jeunes groupes américains qui chantent toujours la même chose et de la même manière, en bref c'est insupportable et seuls quelques adolescents pré-pubères en seront satisfait.
Entre la PSone et la PS2
Si la durée de vie du soft tient ses promesses, la réalisation n'est pas ce qui se fait de mieux. Non pas que ce soit médiocre, mais une fois que l'on a essayé Ridge racers et que l'on enchaîne avec ce NFSU, la différence est énorme. Les circuits sont bourrés d'aliasing, ça ressemble à de la PSone, la richesse des décors fait un peu oublier cette tare. L'animation, quant à elle, est de bonne qualité, on notera cependant quelques saccades à de rares moments. Les sensations de vitesse sont correctes et deviennent intenses durant l'utilisation du nitro (ou boost). Le gameplay est satisfaisant, relativement orienté arcade, les commandes ne changent pas vraiment des épisodes sortis sur consoles de salon.
Au final, cet épisode, même s'il n'impressionne pas techniquement, dispose de suffisamment de modes pour tenir en haleine les amateurs de courses. Certes, il ne rivalise pas graphiquement face à son homologue de Namco mais il propose des spécificités, encore uniques sur PSP. |
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