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L'air de rien, Monolith Software est en train de devenir un sacré gage de qualité pour les futurs softs encore à pondre (dont fait parti Condemned), leur expérience dans le FPS pur et dur n'étant plus à faire.
Alors "FEAR" ça veut dire quoi ? Tout d'abord en anglais ça veut dire peur, mot que l'on pourrait illustrer ainsi : " Serres-moi fort Bobby, moi y en avoir très peur du noir ! ". Mais FEAR, dans le contexte présent, ça veut aussi dire First Encounter Assault Recon ou comment j'me la raconte dans une unité d'élite de gros durs, chaussés rangers, spécialisée dans la résolution de conflits liés aux phénomènes paranormaux. En gros, c'est un peu le côté X-files, sans les prises de tête incessantes de Meuledor et version bourrin/j'suis un ouf, je fonce, je tire, t'es mort ! Vous incarnez donc un membre de cette unité spéciale et devez (tout en étant seul, c'est beau l'esprit d'équipe !) affronter une armée de militaires plus que prêt au combat ainsi que des spectres et autres formes informes relativement malveillantes. A mes yeux, FEAR est tout simplement l'un des meilleurs FPS du cru 2005 (aux côté de Call Of Duty 2 pour ceux qui se poseraient la réponse) pour deux simples et bonnes raisons : D'abord pour son ambiance exceptionnelle (et je pèse ici mes mots) digne des meilleurs films de frousse et qui forcera, si vous êtes comme moi une petite flipette, à ne jamais jouer plus de trente minutes d'affilé, par peur d'avoir plus de linge que prévu à laver. Mais en même temps ce type de jeu ne s'apprécie totalement qu'une fois la nuit tombée, dans l'obscurité totale d'un appartement (ou d'un manoir), sans âme qui vive, et avec une bonne paire d'écouteurs calée sur les oreilles avec un son réglé sur 8 (10 étant la limite à ne pas dépasser afin de garder votre intégrité auditive). Je l'avoue, il m'est arrivé par deux fois de quitter le jeu tellement le stress était grand, effet que je n'avais pas ressenti sur un jeu PC depuis Doom 3, et encore…
FEAR de rien !
L'ambiance sonore du soft participe grandement à ce résultat et devient par là même, l'une des meilleures réalisée à ce jour, mélangeant savamment bruits stridents, de pas, mais aussi des rires de petites filles (à vous pétrifier sur place) et des silences parfois bien lourds et surtout très efficaces car faisant monter la pression graduellement. L'autre gros point fort du jeu est, à n'en pas douter, le soin apporté par les développeurs à l'IA des ennemis, paramètre au combien important dans un FPS et qui demande au joueur un vrai temps de réflexion, l'élaboration de stratégies, tout simplement d'être à 200% immergé dans l'action virtuelle qu'on lui propose pour s'en sortir avec les miches intactes. Bienvenue dans le jeu bourrin-intelligent ! Parce que mine de rien, FEAR n'en reste pas moins un FPS, certes très travaillé, mais qui apportera bien évidement sont lot de shoots à répétitions et autres explosages de rotules afin de contenter certains instincts primaires parfois enfuis lorsque nous sommes en société mais qui reviennent à la charge une fois le clavier et la souris à porter de bras. Il ne sera pas rare de progresser pendant de longues minutes sans croiser le moindre opposant vous permettant de profiter un peu des décors proposés mais aussi de renforcer notre fibre paranoïaque au moindre bruit suspect.
Tiens, parlons-en des décors du jeu, ils sont tout simplement sublimes et d'une finesse jamais atteinte depuis Far Cry et HL2. Le rendu de l'eau lui aussi est des plus réussi, chaque impact de balle laissera de sérieuses traces sur murs, bidons, lampes etc…et les interactions sont quasiment sans limites, le moindre extincteur, baril réagira aux balles et toutes les vitres du jeu sont brisables avec effet criant de réalisme à la clé. On regrettera pourtant deux ou trois petits détails qui fâchent un peu :
Même si les graphismes sont somptueux, ils ne sont malheureusement pas assez variés et on se retrouve à arpenter le même bâtiment pendant presque la moitié du soft. D'autre part, sans remettre en cause les nombreux passages vides d'ennemis (qui participe à l'ambiance du soft), on regrettera tout de même un manque de diversité de ceux-ci, heureusement que quelques fantômes font leur apparition ça et là. Différents niveaux de difficultés vous seront proposés, et qui influent graduellement sur l'IA des ennemis de façon remarquable. Comptez une petite dizaine d'heures de jeu pour en venir à bout mais l'intérêt du soft fait que l'on y reviendra avec plaisir une seconde fois pour capter le moindre détail ayant pu nous échapper. Notez enfin l'existence d'un mode multijoueur pratiquable en ligne jusqu'à 16 et qui est tout à fait honorable sans pour autant révolutionner le genre. Ah oui, au fait, petites configurations s'abstenir, le jeu est très gourmand en ressources. Je sens que beaucoup d'ente vous sont à présent dégoutés, heureusement le père noel approche, avec ses sacs chargés de processeurs, barettes de ram et autres cartes graphiques… |
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