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Accompagnant
le lancement de la PSP au Japon, Metal Gear
Acid n'est pas un jeu d'action comme ses prédécesseurs.
Une telle licence est forcément profitable
à la console de Sony mais ce changement
d'orientation ne sera pas du goût de tous,
c'est certain. Exit les roulades et les pirouettes,
place maintenant à la réflexion
et la tactique
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par Zack |
15.06.05
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La
surprise (et la controverse) de Metal Gear Acid
est de proposer un jeu tactique où l'unique
moyen de progresser se résume à
sélectionner des cartes. Ce concept ne
plaira sûrement pas aux fans de la première
heure, et on les comprendra. Acid leur laissera
un goût amer
Si MGA s'éloigne radicalement du concept
original qui a fait le succès de la série,
les qualités graphiques sont à
la hauteur de Metal Gear Solid 2 sur PS2. On
est bluffé par le rendu 3D d'excellente
facture et la fluidité des actions. On
notera quelques effets d'aliasing mais rien
de bien méchant. La réalisation
est sublime, et paradoxalement, cela ne rend
que plus regrettable le parti pris des développeurs.
Vu ses capacités, un jeu d'infiltration
aurait été plus approprié.
Faut-il croire que les portables ne sont destinées
qu'aux jeux de réflexion ?
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Trop acide
Pas assez sucré...
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Les
sept ans de travail afin de mettre au point
un gameplay toujours plus innovant durant l'évolution
de la série, sont ici réduits
à néant. Etant donné la
nature du soft, la maniabilité est très
simple et ne posera aucun problèmes puisqu'il
s'agit d'un jeu de cartes. Tout repose sur l'anticipation
du joueur suivant les situations. Vous disposez
d'un deck de trente cartes maximum. Six d'entre
elles sont distribuées aléatoirement
durant la partie, vous avez à droit à
deux tours d'affilés. A la fin de ces
deux tours, votre panel de carte est rechargé.
Celles-ci sont divisées en plusieurs
catégories : Armes, Déplacements,
Equipements et Soutiens.
Il n'y a pas de limite de temps, vous pouvez
donc élaborer votre stratégie
au calme en évaluant chaque action et
ses répercussions. Vous aurez toujours
plusieurs possibilités d'aborder une
mission, aucune partie ne peut se ressembler,
un peu comme Tetris... Chacune de vos décisions
est importante, voire décisive, une simple
erreur de calcul peut être fatal. Les
ennemis bénéficient d'une bonne
Intelligence Artificielle et pourront parfois
vous surprendre par leur perspicacité.
A chaque fin de mission, on vous attribue une
série de points vous permettant d'acheter
des cartes et par la même occasion d'organiser
votre deck en fonction.
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Une bonne atmosphère mais une difficulté
ardue
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L'intrigue,
quant à elle, est fidèle à
l'univers de la série, elle prend place
quelques années après Metal Gear
Solid 2. En 2016, le sénateur Hach, candidat
à la présidence des Etats-Unis,
est victime d'une prise d'otage aérienne.
Les terroristes réclament au gouvernement
américain, le " Pythagoras "
(nom de code désignant un projet top-secret)
que ces derniers n'ont pas. Bien évidemment,
avant de céder à la demande, le
gouvernement envoie l'un de ses meilleurs hommes,
le légendaire Solid Snake
A chaque
mission, un tuteur interviendra via le Codec,
et vous expliquera comment gérer vos
cartes. Les séquences de dialogues sont
toujours aussi longues, c'est un de rares points
commun avec les autres titres de la série.
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Le
stick analogique permet de déplacer la
caméra, et les boutons L et R de changer
d'angle de vue. On notera quelques problèmes
de visibilité malgré tout, mais
ça reste acceptable. Les cinématiques,
composées de dessins fixes en 2D sont
longues et parfois ennuyeuses. On regrettera
surtout l'absence de voix des personnages. A
part ça, L'ambiance sonore est très
bonne. La musique, rythmée suivant les
phases de jeu, collent parfaitement à
l'atmosphère oppressante des situations.
L'utilisation des écouteurs optimise
le rendu sonore et renforce l'immersion. Le
jeu n'est pas long, mais sa difficulté
en rebutera certains. Les affrontements contre
les boss sont souvent ardus, et devrait en décourager
plus d'un. Mieux vaut être amateur d'échec
pour apprécier à sa juste valeur
ce système de cartes et de manière
plus générale, ce jeu hybride
de Konami. Finalement, cet épisode n'a
de Metal Gear que le nom
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