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Parmi les titres les plus mystérieux prévus sur la Wii, et dieu sait qu’ils sont nombreux, Sadness tient une place de premier ordre. Tout d’abord, il s’agît de la première création d’un studio polonais, Nibris. Impossible donc de se référer à leurs précédentes œuvres. De plus, les développeurs ont annoncés, images à l’appui, que toute l’aventure de leur jeu se déroulerait en noir et blanc exclusivement ! Un fait plutôt rare qui n’est pas sans rappeler les démarches artistiques de Killer 7 ou encore Okami dans leur volonté d’explorer de nouvelles idées visuelles, que l’on pourrait qualifier de novatrices. Pourtant les seules images qui nous ont été donnés de voir sont tirées des cinématiques. Seul le trailer diffusé lors de l’E3 2006, nous avait permis d’apercevoir quelques extraits in-game et de constater quelques unes des actions qu’il nous faudra exécuter avec la wiimote. Même si on ne sait rien du scénario pour l’instant, on peut déjà affirmer sans crainte que l’on dirigera une femme en proie à des hallucinations, confondant rêves et réalité. De là s’ajoute un double jeu, une sorte de mise en abyme entre le joueur et l’héroïne. En effet, alors que celle-ci guidera son double dans son rêve avec ce qui semble être une manette similaire à la wiimote, le joueur effectuera ces mêmes mouvements, accentuant d’autant plus la perte de repères entre le monde réel et virtuel.
Du coup, vous devinerez que Sadness ne sera pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Reservé à un public adulte, il devrait s’agir d’un survival-horror d’un genre nouveau dont le but sera bien évidemment de nous faire frissonner. Chose que les développeurs confirment en justifiant leur choix de ne pas avoir opté pour une aventure en couleur. Pour eux, l’imagerie noir et blanc permettrait d’augmenter le contexte horrifique, un vecteur de frissons en somme.
Parmi les mouvements qui nous seront demandés d’exécuter, on notera pas mal de jeux d’ombrelles, autrement dit : tabasser des monstres en reproduisant des mouvements naturels avec la wiimote ou encore écarter des obstacles avec la main en essuyant des revers latéraux. C’est tout ce que l’on peut dire pour l’instant concernant le gameplay. Pour en revenir au contexte du jeu, on a déjà pu remarquer pas mal d’influences littéraires et cinématographiques dont Lovecraft (auteur de Dagon ou de Call of Cthulhu), une référence qui revient fréquemment dans les survival-horror, ou bien encore Cronenberg (Scanner, La mouche, Videodrome) et Lynch (Eraserhead, Lost Highway, Mulholland Drive) pour ce qui est du cinéma. Le background du jeu semble en tout cas particulièrement bien travaillé avec un gros travail sur la création des créatures et des décors (qui oscillent entre le XVIIIème sicèle et le monde contemporain). L’ambiance promet d’être particulièrement oppressante ce qui devrait en rajouter d’autant plus dans notre quête d’immersion. |
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