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| Tengai
Makyô |
| Le
RPG nippon par excellence |
| par
Zack | 12.05.2005 |
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Rares
sont les joueurs européens qui connaissent la série
Far East of Eden (Tengai Makyô en japonais), et
pour cause, celle-ci n’a jamais foulée le
sol du vieux continent. Pourtant, cette saga fait parti
des plus gros succès nippon en matière de
RPG et aussi l’une des plus vieilles. |
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| Tengai
Makyô |
| Lorsque
le premier Tengai Makyô voit le jour sur PC-Engine CD-Rom,
nous sommes en 1990. Les séries telles que Final Fantasy
ou Dragon Quest bénéficient déjà
d’une incroyable popularité. Et pourtant ce premier
épisode réussit à s’imposer ; avec
des graphismes impressionnants pour l’époque (les
consoles 16 bits n’en étaient qu’à
leurs balbutiements) et prenant place en plein Japon feodal.
Le système de combat se présentait sous la forme
d’une vue subjective de vos personnages et fonctionnait
au tour par tour. Ce système sera repris pour les épisodes
suivants excepté le troisième sur PS2. L’autre
élément qui peut expliquer ce succès inattendu
concerne l’aspect comique excessivement développé.
Les jeux de mots sont légions et si le scénario
démarre sur des bases classiques, il devient très
vite délirant au fur et à mesure que vous progressez.
Il ne faut pas oublier d’omettre qu’étant
donné son support PC-Engine CD-Rom, le soft bénéficiait
de cinématiques en dessins animés et d’une
qualité musicale proche de ce que l’on pouvait
entendre sur PlayStation. Autant de spécificités
qui ont marqués toute une génération de
japonais. Les occidentaux quant à eux n’avait pas
d’autres choix que de débourser des sommes considérables
dans les magasins d’import, qui plus est, de se procurer
une PC-Engine. Autant dire que la tâche était ardue
et qu’elle mettait à mal le porte-monnaie. |
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| Tengai
Makyô II Manjimaru |
| Tengai
Makyô II Manjimaru, débarque le 26 mars 1992 toujours
sur PC-Engine (version Super CD-Rom²) uniquement au Japon
comme d’habitude. Toujours aussi délirant, le contexte
feodal ne change pas au même titre que le système
de combat, seuls les personnages et l’intrigue diffèrent.
On retrouve toujours les particularités techniques du
PC-Engine, à savoir des cinématiques d’exception
et des musiques de très bonnes factures. Celles-ci étaient
d’ailleurs composées par un grand nom des musiques
de films, Joe Hisaishi, responsable entre autres des musiques
des films de Miyazaki et de Takeshi Kitano. Cet épisode
est ressorti en version PS2 et GameCube en septembre 2003, et
a été complètement retravaillé pour
l’occasion. A savoir : une autre adaptation s’apprête
à investir la Nintendo DS pour la fin de l’année. |
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| Tengai
Makyô Kabuki |
| Tengai
Makyô Kabuki est un épisode à part au même
titre que le jeu de combat Kabuki Klash sur NeoGeo et NeoGeo
CD (sorti aux USA en 1995). Ce dérivé prenait
pour héros Kabuki Danjuro - le personnage fétiche
de la saga qui fût adulé par les joueurs - dans
un RPG reprenant les poncifs de la série. Ce personnage
est tout simplement mythique tellement il est décalé.
Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler Ryo Saeba
(Nicky Larson en VF) tant son humour frise la nullité.
Tengai Makyô Kabuki ne déroge pas à la tradition
de la série puisqu’il fût réservé
aux possesseurs japonais de PC-Engine durant l’été
1993. |
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| Tengai
Makyô Zero |
| 1995
marque l’arrivée de Tengai Makyô Zero sur
Super Nintendo qui, comme son nom l’indique, se place
avant la trilogie initiée avec le premier épisode.
Première innovation dans la série, les vues lors
des phases de combats ne sont plus subjectives, vous pouvez
enfin voir vos personnages en plein action, toujours au tour
par tour. A cet égard, le système de combat ressemble
de près à celui de Phantasy Star. La deuxième
véritable innovation se trouve dans la cartouche de jeu,
celle-ci disposait d’une horloge interne en temps réel
(fait rare pour l’époque) qui permettait d’influencer
sur le déroulement du jeu. Le scénario respecte
les bases instaurés dans les précédents
volets, à savoir : un univers délirant toujours
aussi humoristique. Peu de changements, si ce n’est que
la musique est forcément de moins bonne facture que sur
PC-Engine de même que les cinématiques ont disparus. |
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| Tengai
Makyô : Dai Yon no Mokushiroku |
| En
1997, tout le monde est surpris de voir débarquer Tengai
Makyô : Dai Yon no Mokushiroku (The Apocalypse IV) sur
Saturn. Etonnant tout simplement parce qu’il se présente
comme étant le quatrième volet alors que le troisième
n’est même pas sorti ! Autre surprise, l’intrigue
se déroule aux Etats-Unis (en Alaska plus précisément)
en plein début du vingtième siècle, seuls
quelques personnages récurrents rappellent le lien avec
les épisodes antérieurs. Le système de
combat, quant à lui, ne bouge pas d’un pouce, toujours
en vue subjective. Techniquement c’est magnifique, les
graphismes en 2D sont une réussite totale (il ne faut
pas oublier que la Saturn était spécialiste dans
ce domaine), les musiques collent parfaitement à l’ambiance
déjà excellente. En bref, c’est un très
bon RPG, l’un des meilleurs sur la Saturn, mais qui nécessite
une très bonne maîtrise du japonais. Sachez qu’un
remake exclusif à la PSP est également prévu
durant l’année 2005. |
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| Tengai
Makyô Ao no Tengai |
| Jusqu’à
présent, la série ne s’était jamais
illustrée sur une console portable. Voilà que
le mal se répare en octobre 2003, avec un épisode
spécial sur GameBoy Advance : Tengai Makyô Ao no
Tengai (Far East of Eden : Oriental Blue). C’est toujours
Red Company qui s’occupe de son développement et
qui exploite de très belle manière les capacités
2D de la console. On retrouve la vue subjective caractéristique
de la série, lors des phases de combat. Les joueurs s’étant
essayés aux autres épisodes de la saga ne seront
pas dépaysés. L’environnement féodal
ne change pas, et la réalisation ne déçoit
pas. Encore un titre incontournable pour tout japonisant qui
se respecte. |
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| Tengai
Makyô III Namida |
| Initialement
prévu après le développement de Tengai
Makyô II Manjimaru, ce troisième volet aurait dû
voir le jour bien avant l’épisode sur Saturn. A
l’époque de son annonce, on nous promettait qu’il
faudrait plus d’une centaines d’heures afin de boucler
l’aventure, en bref que ce serait le plus long RPG jamais
conçu. Seulement le soft n’a pas pu tenir ces promesses
puisqu’il n’a pas montré le bout de son boîtier.
Il aura donc fallu attendre l’année 2005 pour enfin
accueillir Tengai Makyô III Namida. Disponible depuis
avril dernier au Japon, vous vous doutez bien qu’il n’est
pas prévu en Europe, ni même aux USA. Et pourtant
les ventes prouve qu’il est toujours aussi populaire au
pays du Soleil Levant.
L’aventure de ce troisième volet qui clôt
la première trilogie de la série, tourne autour
d’un jeune amnésique du nom de Namida. Aidé
par la jeune fille Ichiyo, il devra protéger le village
de Takachiho d’un esprit maléfique. Ainsi le destin
du village dépend entièrement de Namida. L’intrigue
semble des plus classiques mais ne devrait pas s’éloigner
de l’ambiance si particulière qui a fait le charme
de la série. Le système de combat a été
totalement revu, en vous donnant la possibilité d’exécuter
des attaques à partir d’un seul bouton et d’effectuer
ainsi des combos. Les phases de combat vous demanderont d’affronter
plusieurs unités d’ennemis. Il ne faudra pas s’étonner
de faire face à une cinquantaine de monstres ! Rassurez-vous
cependant, le système a été pensé
pour que chacun de vos coups élimine plusieurs adversaires
à la fois. L’autre particularité concerne
les graphismes, qui abandonnent la 2D traditionnelle propre
à la saga, en s’orientant vers une 3D agréable
sans être transcendante pour autant. Les cinématiques
ne sont donc plus sous forme de dessins animés. Certains
fans seront donc déçu de ce nouveau tournant,
mais heureusement l’ambiance du Japon féodal est
toujours présente et quoi qu’on en dise, le nouveau
système paraît bien abouti en adoptant la carte
« défoulement ». Sans oublier que l’humour
si chère aux épisodes antérieurs ne devrait
pas manquer à l’appel. L’achat de ce titre
en import nécessite une bonne connaissance du japonais,
sans quoi il vous sera difficile voire pénible d’apprécier
le soft à sa juste valeur.
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