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Silent
Hill
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Résumé
d'une saga pas comme les autres
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par
Roswell | 24.01.2005
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Développé
par Konami, Silent Hill fait partie des rares jeux marquant
l'univers vidéoludique. Tous ceux qui ont pu s'y
essayer ne pourront le nier. Après quatre épisodes
en six ans d'existence, la magie de l'horreur est toujours
présente. La série ne cesse de s'améliorer
et de prendre des partis pris souvent audacieux. |
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Silent
Hill, une alternative à Resident Evil
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Le
premier opus de Silent Hill débarque dans nos contrées
en juillet 1999 sur PlayStation. Aux premiers abords, on pense
que c'est une pâle copie de Resident Evil. Et pourtant,
si celui-ci reprend les même ficelles qui ont fait le
succès de la série de Capcom, il se démarque
par son originalité et sa façon d'aborder la peur.
Au-delà de la simple vision macabre que peut représenter
un zombie, Silent Hill joue énormément sur la
psychologie. Le soft de Konami exploite moyennement les capacités
de la 32 bits mais offre une 3D intégrale (contrairement
à Resident Evil), l'atmosphère qui en découle
est particulièrement horrible. La jouabilité excellente
est servie par des angles de caméras pas toujours pratiques
mais souvent judicieux. L'ambiance malsaine se dégageant
de la ville est parfaitement retranscrite par les décors
glauques et sombres.
Un soin tout particulier a été accordé
au scénario. Loin des simples zombies-mutants, le mystère
entourant la ville ne relève pas d'une possibilité
réaliste. Il s'agît bien du surnaturel, mais est-ce
de la folie ou de la pure réalité ? Le déroulement
du jeu implique le joueur de façon crescendo et subtilement.
Celui-ci se perd lui-même à l'image du protagoniste.
La construction narrative s'articule essentiellement dans la
psychologie et le symbolisme. De l'architecture au noms des
rues, rien n'est laissé au hasard et chaque élément
à sa part d'importance.
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Une
véritable uvre artistique
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Il
existe plusieurs degrés de lecture et donc plusieurs
fins alternatives (cinq au total). Le plus troublant étant
que chacune de ces fins propose une vision totalement différente
de l'ensemble du jeu ! Silent Hill s'inspire de références
aussi bien littéraires que cinématographiques
pour former une uvre artistique à part entière.
Peu de jeux peuvent se targuer d'arborer une telle étiquette.
L'intrigue débute quand Harry Mason et sa fille adoptive,
Cheryl, arrivent à Silent Hill. Sur la route, Harry évite
une jeune fille, provoquant un accident de voiture. En se réveillant
de son évanouissement, Harry se retrouve seul. Il s'aventure
alors dans la ville déserte à la recherche de
Cheryl. Il sera aidé d'Alessa, la fille qu'il a failli
écraser
Le gameplay ressemble à celui de Resident Evil, à
la différence que vous détectez les monstres grâce
à votre radio. Celle-ci grésille dès que
vous vous approchez d'un être malsain. Un beau travail
a été effectué sur le son. Ce dernier s'adapte
parfaitement à l'ambiance malsaine du soft. On retrouve
les classiques énigmes nécessaires pour la progression
de l'aventure. Les monstres, quant à eux, ressemblent
à des entités tout droit sortis d'un cauchemar.
Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard, vu que le jeu balade constamment
le joueur entre rêve et réalité.
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Silent
Hill 2, la peur se prolonge...
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Deux
ans après un premier volet qui avait marqué les
esprits, Silent Hill 2 est très attendu. Il sort sur
la PlayStation 2 et devient très vite un incontournable
à posséder. Exploitant pleinement les capacités
de la console, les joueurs ont droit à des cinématiques
magnifiques et à des graphismes tout aussi sublimes.
Si bien qu'on a parfois du mal à distinguer l'animation
de la partie jouée ! Des effets de lumières aux
rendus du brouillard, le tout est parfaitement maîtrisé.
Les qualités du premier opus ont étés conservées
et améliorées. On retrouve donc la radio permettant
de détecter les ennemis. Le gameplay, quant à
lui, n'a pas bougé d'un pouce, c'est exactement le même
que le volet précédent. L'ambiance glauque est
omniprésente et se traduit visuellement par des effets
de grains. Cet aspect granuleux donnent un côté
" sale " qui met mal à l'aise. Les lieux morbides
vous oppresse sans cesse, aussi bien la nuit que le jour. Accentuant
le doute comme s'il n'existait aucune échappatoire possible.
La musique n'est pas en reste, le thème principal en
fera trembler plus d'un. L'aspect sonore est soigné,
et prolonge ce sentiment dérangeant. Les décors,
très détaillés, plonge le joueur en état
de stress permanent.
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Oppressant
et dérangeant
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Le
jeu débute quand James Sunderland reçoit une lettre
de sa femme
Rien de bien étrange jusqu'ici, sauf
que celle-ci est morte il y a trois ans, terrassée par
la maladie. Malgré l'invraisemblance de la situation,
James décide de se rendre à Silent Hill, le point
de rendez-vous indiqué dans la lettre. Au cours de son
périple, James rencontre Maria, ressemblant étrangement
à la femme de James. A l'instar du précédent
opus, SH2 s'entoure d'un mysticisme toujours plus dense. Lequel
est représenté par la brume omniprésente
de la ville maudite. Au travers des murs peints de sang, vous
ferez la connaissance de plusieurs protagonistes aussi étranges
les uns que les autre. Entre une petite fille qui en sait beaucoup
sur vous, un psychopathe pas très rassurant et deux femmes
mystérieuses, autant dire qu'il sera difficile de faire
véritablement confiance. Et ce ne sont pas les monstres
protéiformes qui vous donneront du réconfort !
Tous les éléments permettant une immersion totale
sont présents. La caméra 3D offre au joueur la
possibilité de choisir ses angles de vues mais n'est
pas exempt de défauts. Tout comme la majorité
des caméras manuelles, elle gêne la plupart de
vos actions. On pourra aussi reprocher la répétitivité
de certaines phases de jeu. Au final, vous aurez toujours droits
à cinq fins alternatives, mais ce n'est pas suffisant
pour combler la faible durée de vie (dix heures environ).
Ce sont les seuls reproches que l'on peut faire à l'un
des meilleurs survival-horror.
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Silent
Hill 3, un retour aux sources abouti
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La
Silent Team tient un rythme d'enfer et nous propose pas moins
de deux ans après le deuxième épisode,
une suite, toujours sur la console de Sony. C'est l'Europe qui
bénéficie de la sortie du titre avant le Japon
et les Etats-Unis. C'est assez rare pour être souligné.
C'est donc, durant le mois de mai 2003, que les fans de survival-horror
peuvent s'essayer à Silent Hill 3. Reprenant des personnages
de SH1, le jeu ne perd pas sa violence psychologique. Le scénario
nous entraîne dans la peau de Heather, une jeune fille
qui vivait dans le bonheur avant d'être embarquée
dans une spirale infernale la conduisant directement à
Silent Hill
Son entrée dans le monde terrifiant
se fait par le biais de ses cauchemars, la propulsant dans des
mondes parallèles. Il est parfois difficile de ne pas
perdre le fil de l'histoire, mais dans tous les cas on est captivé.
De plus, quelques mystères entourant la ville sont dévoilés,
ce qui fera plaisir aux fans du premier opus. Cet épisode
demande beaucoup de patience les trois premières heures.
Le peu d'action en décourageront certains, mais une fois
passé ce cap, l'histoire devient vraiment prenante et
vous ne lâchez plus le pad. Il est tentant de raconter
les scènes-clefs du jeu mais ce serait un crime si vous
n'y avait pas encore goûté.
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Peu
d'innovations mais une technique irréprochable
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La
prise en main ne surprendra pas les habitués, elle a
très peu évoluée. On notera la possibilité
de changer le type de contrôle (3D ou 2D). Une bonne idée
qui permet aux joueurs de choisir ce qui leurs correspond le
mieux. Elle ne s'avère pas forcément plus efficace
malgré tout.
Si les graphiques du deuxième opus étaient très
réussi, SH3 les transcende au-delà de nos espérances.
Les environnements bénéficient d'effets d'ombres
et de lumières proche du photo-réalisme. Le niveau
de détail est tout simplement impressionnant, on s'étonne
de constater que la plupart des murs sont " vivants ".
Les visages des protagonistes profitent d'une animation quasi
parfaite. La modélisation est d'une réussite exemplaire
et pousse les capacités de la PlayStation 2 dans ses
retranchements. On retrouve toujours cet effet de grain particulier
sur l'image, devenu désormais une spécificité
de la série. Toute cette esthétique permet une
immersion totale du joueur. L'ambiance sonore est en exact adéquation
avec l'atmosphère du jeu. Sans révolutionner la
série, Silent Hill 3 reste une uvre passionnante
qui n'a de limite que sa faible durée de vie (entre huit
et dix heures de jeu).
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Silent
Hill 4, un changement radical
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Après
avoir exploré des environnements relativement vastes
et ouverts. La Silent Team surprend lorsque son dernier opus
sort en septembre 2004. Intitulé The Room, SH4 ne trompe
pas sur la marchandise, le personnage principal reste enfermée
dans sa chambre la majeure partie du jeu ! Un pari audacieux
de la part des développeurs qui divisera les avis des
joueurs. Pour certains c'est une " trahison ", pour
d'autres un nouveau concept réussi. Dans les deux cas,
personne n'est resté indifférent. Et on ne peut
pas remettre en cause les qualités graphiques du soft.
C'est tout simplement le plus bel épisode de la série,
SH3 était déjà impressionnant, le challenge
était donc de taille. On retrouve toujours le filtre
granuleux qui fait le charme de la série au même
titre que le brouillard envahissant.
L'intrigue nous propulse dans la vie, apparemment paisible,
de Henry Townshed. Deux ans après son déménagement
dans la ville d'Ashfield, celui-ci fait un horrible et même
cauchemar toutes les nuits. Il s'enferme peu à peu chez
lui jusqu'à ne plus sortir du tout et se retrouve vite
pris à son propre piège : sa porte est enchaînée,
il est coupé du monde extérieur
SH4 est
un huit-clos oppressant et tout aussi glauque. Si les trois
premiers Silent Hill exploraient succinctement le thème
des rêves et des cauchemars, ce dernier volet l'approfondi
jusqu'à en faire son porte-drapeau. Relevant de la fantasmagorie
proche d'un roman de LoveCraft, un trou apparaît au mur
des sanitaires. C'est votre seul possibilité de sortir
de votre claustrophobie, votre évasion vous mènera
vers des lieux inattendus : des mondes parallèles
Inutile de préciser que ces lieux étranges renferment
des monstres effrayants à souhait.
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Nouvelle
orientation, nouveau gameplay
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En
rupture avec les précédents opus, SH4 propose
une nouvelle orientation aussi bien dans le gameplay que dans
l'action. La maniabilité n'en reste pas moins approximative,
ce qui a tendance à agacer vu que l'action est omniprésente.
Votre inventaire peut désormais se gérer en temps
réel, vous n'êtes donc plus obligé de passer
par le menu pour changer d'armes. Autre détail, qui a
son importance, vous contrôlez le personnage en vue aussi
bien subjective qu'à la troisième personne, suivant
les phases de jeu. Cet effet rend compte de la schizophrénie
ambiante et de la paranoïa qui planent tout le long de
votre progression. Agrémentée d'une ambiance sonore
toujours aussi bien travaillées (c'est devenu une tradition
dans la série), la réalisation place la barre
très haut. Une fois de plus la Silent Team use de son
talent de suggestion et prouve une fois de plus que son titre
mérite sa place dans votre ludothèque.
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